Economie

L’agroécologique / une trentaine de femme formé à cette pratique comme alternative

Le 23 juin, le Foyer jeune saint-viateur de Bouaké a abrité la restitution des travaux d’un atelier initié par l’Inades-Formation Côte d’Ivoire, sur la pratique agro-écologique comme alternative à la lutte contre les pesticides et fertilisants chimiques.

De nombreuses analyses et recherches stipulent que l’usage des intrants, des pesticides et fertilisants chimiques de synthèse dans l’agriculture met en danger la santé humaine et celle de la terre, et constitue ainsi une véritable menace au droit à l’alimentation en Côte d’Ivoire.

A en croire Parfait Asseman Asseman, chargé de programmes à l’Inades-Formation Côte d’Ivoire, à cette étape de la campagne avec la restitution, il s’est agi de contribuer à faire prendre conscience le public sur l’importance d’ une alimentation saine, durable et la nécessité d’une mobilisation collective pour les solutions alternatives.

« L’alternative trouvée est la pratique agro-écologique », a-t-il rassuré. Non sans informer qu’un vaste programme de production de cacao biologique a été lancé. En outre, l’utilisation d’un engrais organique sur la production du maïs est en pleine expérimentation. « Cet engrais organique nous comptons l’étendre aux producteurs des maraîchers », a-t-il révélé.
C’est donc pour lutter contre cette mauvaise utilisation des pesticides et autres fertilisants chimiques que l’Inades-Formation a lancé, depuis le 25 mars à Abidjan, une campagne dénommée : « Campagne Conscience AlimenTerre » dont le slogan est : « L’alimentation est un droit, manger est un vote ». Avec pour ambassadeur, l’icône du football ivoirien, Didier Drogba.

Pour Pascal Koffi Kouassi, directeur régional de l’agriculture et du développement rural de la région de Gbêkê, de nombreux paysans utilisent des pesticides sans suivre les conseils et les recommandations. « Même si les pesticides doivent être utilisés, il y a des normes à respecter. Il faut que les produits soient homologués et que leur utilisation se fasse selon une posologie indiquée. Il n’est pas rare de retrouver sur du maraîcher des pesticides destinés à la culture du coton. Ce qui est formellement déconseillé et dangereux », a-t-il conseillé.

A l’issue de l’atelier, Angeline Ezoua, productrice de manioc et membre de la Coopérative ivoire-manioc transforma, a pris conscience que la mauvaise utilisation des pesticides est dangereuse pour la santé. Que sa coopérative produit le manioc, un tubercule Surtout transformé en plusieurs dérivés dont l’attiéké. « Nous allons prendre conscience de nos membres à adopter les meilleures pratiques », s’est-elle engagée.

LeMentor

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